NART Capital Development
Financement de projets

Quatre traits communs aux projets refusés en comité de crédit

La plupart des dossiers refusés en financement de projets ne sont pas de mauvais projets. Quatre lacunes structurelles récurrentes font aussi revenir de bons projets du comité.

6 min de lecture

1. Des revenus non sécurisés par contrat

En financement de projets, la décision de crédit repose non sur le passé de l'entreprise mais sur la trésorerie future du projet. Si cette trésorerie n'est pas adossée à un contrat — garantie d'achat, contrat de vente long, bail ou tarif réglementé — alors, pour le prêteur, le revenu n'est qu'une hypothèse.

Les projets exposés au prix de marché ne sont pas infinançables ; mais dans ce cas la part de fonds propres augmente, l'exigence de couverture du service de la dette s'élève et la maturité se raccourcit. Si le dossier n'a pas été bâti sur cette réalité, l'écart entre l'attente et l'offre met fin au processus.

2. L'incertitude sur qui porte un dépassement de coûts

La période de construction est la phase la plus risquée. Le prêteur attend que la source qui interviendra en cas de dépassement soit définie à l'avance : engagement du sponsor, contrat clé en main, provision pour imprévus ou garantie d'un tiers.

Si cette ligne est vide, le comité considère automatiquement que le risque est écrit au prêteur et refuse.

3. Le décalage entre devise des revenus et devise de la dette

Un projet à revenus en livres turques et à dette en devises porte le risque de change à l'intérieur de sa structure. Ce risque peut être valorisé mais non ignoré. Si aucune sensibilité au change n'est présentée, le comité retiendra lui-même le pire scénario.

La bonne approche est soit de couvrir naturellement (créer des recettes en devises), soit de transférer le risque par contrat (indexation des prix), soit de le plafonner par des instruments financiers — quelle qu'elle soit, elle doit figurer explicitement.

4. L'absence de scénario de stress

Un modèle à scénario unique et optimiste inspire au prêteur la méfiance plutôt que la confiance. Ce qui est attendu, à côté du cas de base, c'est le ratio de couverture du service de la dette dans des scénarios où les revenus baissent d'un certain pourcentage, où les coûts augmentent et où la mise en service est retardée.

Si le ratio y passe sous le seuil critique, la solution n'est pas de changer le modèle mais la structure : augmenter les fonds propres, ajouter un différé ou allonger la maturité. Selon notre expérience, la plupart des dossiers sont, avant le refus, encore récupérables par cet ajustement.

Contactez-nous

Engagez un entretien de mandat

Exposez-nous votre besoin en capital, votre projet d'opération ou votre problème de structuration. Le premier entretien d'évaluation est gratuit et strictement confidentiel.